Art Shopping au “Carrousel du Louvre”, (Paris)

“CARROUSEL DU LOUVRE”: 300 ARTISTES ET GALERIES.

A la mi-octobre Paris a de nouveau rassemblé des artistes, des collectionneurs et des galeristes de tous les pays et de différents horizons. Le Grand Palais, la place Vendôme, l’esplanade des Invalides, les jardins des Tuileries, tous ces lieux furent récemment les espaces d’expositions du marché d’art contemporain , la FIAC où s’est déroulé un enorme art-shopping en coordination avec le Caroussel du Louvre. Plus de 300 artistes et de galeristes ont mis leurs œuvres en vente: Tableaux, sculptures et gravures de toutes tendances et en tous genres. Le prix de l’espace d’exposition, bien qu’élevé était justifié par le prestige de la griffe “Louvre”. Durant deux jours, l’espace commercial “le Caroussel” célèbre pour sa pyramide en verre a reçu la visite de plus de 10 000 acheteurs, amateurs d’art et simples curieux.

Cette année, l’exposition a été dominée par une peinture destinée à des acheteurs classiques ni trop riches ni trop sophistiqués, dont l’objectif est la décoration de leur maison sans se soucier de créer une collection personnelle. La fourchette de prix qui allait de 1 000 à 2 000 euros soulignait à sa façon le niveau des œuvres présentées: pas de réalisations véritables ni grandes prétentions.

Des objets d’art y étaient aussi exposés, sans aucune nouveauté: Baskets et puzzles hypertrophiés, symboles de la banalité et de l’anonymat contemporain, variations sur l’éternel thème de Coca-Cola par Andy Wharol, l’un des pères du pop-art qui au vingtième siècle proclama l’art en masse comme moyen de faire de l’argent. Si l’on considère que l’art est une illustration de l’esthétique de la conscience sociale, il peut sembler qu’aujourd’hui  c’est l’esthétique de la décoration d’un côté et l’esthétique de la laideur de l’autre. A partir de là on se heurte souvent à un franc amateurisme. Les couleurs sont barbouillées dans un seul but primitif: Créer une tache colorée pour un intérieur, sans réflexion ni sentiment. ” Je suis choqué de constater que l’art contemporain n’apprend pas les jeunes à peindre. Aujourd’hui les écoles d’art enseignent des concepts et peu d’entre elles sont capables d’enseigner de bonnes techniques. Je suis stupéfait de voir que si l’homme a appris à dessiner il y a 30 000 ans il a pratiquement tout perdu durant ces cent dernières années” Mauro Corda.

Cela dit Paris est toujours Paris. Et pour le collectionneur l’art-shopping est comme la chasse: Passion et chance. La chance de dénicher quelque chose d’authentique.

Elena Bazan

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