L’exposition “Autour du Ballet”, (Bordeaux)

L’exposition « Autour du Ballet » des artistes russes IRINA MALACHKINA et ANASTASIA VOSTREZOVA s’est ouverte à Bordeaux (France). Les œuvres présentées, qui sont pour la plupart des dessins, recréent l’atmosphère du monde du théâtre, sa scène, ses coulisses. Immédiatement, le public est immergé dans cet univers grâce à une connaissance réelle du ballet qui nous apparait dans ces œuvres. Par ailleurs, on ne peut nier qu’une certaine nostalgie pour l’art figuratif s’exprime clairement à la lecture du livre d’or:

Au fil du temps, dans l’art moderne il y a de moins en moins de pensée. A mon avis, la créativité artistique subit une dégradation importante. Parfois, il semble que l’on présente les œuvres d’artistes qui n’ont pas encore maîtrisé les bases du dessin. Il est donc particulièrement gratifiant de voir le travail des artistes russes Irina Malachkina et Anastasia Vostrezova. La technique du dessin est excellente. En général le thème du ballet est très compliqué, et dans leurs tableaux, le ballet nous apparaît vivant. Nous voyons la vie du ballet sur scène et dans les coulisses. Les œuvres de Irina et Anastasia forme une danse que l’on ne se lasse pas d’admirer.   Marc Kazarnovsky.

Il était une fois la danse…
Toute la magie et la féerie du ballet classique contées par la douceur du pastel, et son dynamisme, l’élan, le rythme – par les croquis à l’encre.  Liaissan.

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Iconographes Drobot, (Paris)

Nous avons rencontré Georges Drobot, fils de l’archiprêtre Georges Drobot, dans les ateliers de l’ADAC au Petit Palais, avenue W. Churchill à Paris qui accueillent  l’école d’iconographie créée il y a près de 50 ans par son père. Nous proposons aujourd’hui à nos lecteurs de “Russian Art & Paris” un entretien avec Georges Drobot fils au sujet de cet îlot de la culture russe dans la capitale française (photos de Vladimir Bazan).

 

Interview de l’iconographe Georgy Drobot pour le  journal “Russian Art & Paris”.

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La tradition de l’iconographie implique le respect d’un canon, respecté de siècles en siècles. Comment pente s’inscrire une nouvelle école dans ce contexte ?

Il est inexact de parler d’une nouvelle école le terme d’école est propre aux historiens de l’art qui étudiant les évolutions de l’art dans l’espace et le temps. Précisément, dans l’espace et le temps, iconographie contemporaine est différente entre les USA, l’Europe, La Grèce ou la Russie. L’iconographe a une approche tourte différente: il a pour préoccupation la transmission
D’une tradition séculaire: le canon iconographique, qu’elle soit exprimée dans la sensibilité byzantine, russe ou balkanique. L’approche n’est pas stylistique mais signifiante le style, la forme est souvent trompeuse, jouant sur la séduction,  le plaisir des sens. L’icône canonique doit manifester la sainteté l’exemple, réel, historique de celui qui est modèle que nous vénérons parce qu’il a réalisé ce à quoi l’homme est appelé: la vie éternelle dans le repos de l’Amour de notre Seigneur Jésus Christ. Voilà le propos de l’icône. Pour en être des témoins  véritablement dignes nous suivant respectueusement les règles élaborées aux cours des siècles. C’est la communion ecclésiale qui nous guide et non la fantaisie personnelle. L’expression stylistique est passagère, régionale. Elle évolue constamment l’essentiel est d’être dans l’expression priant de la rencontre entre la représentât. On-image et le prototype – image d’éternité.  Ensuite, nous observons une diversité étonnante de la représentation des mystères  de la foi inscrite dans l’histoire de l’Eglise et l’histoire des hommes, glorifiés dans la mémoire de l’Eglise.
L’écriture de l’icône comporte naturellement une marque individuelle, historique, locale. Autant de pays orthodoxes – autant d’expressions varices.
Ainsi le souci de mon père, le père G. DROBOT était, avant toit, de témoigner de la Béante dans la tradition orthodoxe malgré son exil.
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Commente se sont formées les ateliers d’icônes en occident?

Suite à l’émigration russe dans les années 20, un certain nombre d’iconographes se regroupèrent  à Paris. En 1925 est fondée l’association Icône sous l’égide de V.P. Riabouchinsky, N.I. Istelenov, C.V.Morozov et d’autres. Dans les années 50, avec l’affluence de nouveaux émigrants, un nouveau aéropage de peintres et iconographes apparaissent: G. Kroug, L. Ouspensky, etc. Mon père, ayant travaillé à Rome avec P. Safronov rejoint à Paris l’Association. Les premières commandes modestes sont réalisées pour les paroisses orthodoxes. Il faut signales que le milieu catholique commence à s’intéresser à l’icône  dans ces années. Les relations par contre, avec l’Eglise orthodoxe de Moscou sont difficiles pour des raisons compréhensibles. Actuellement grâce à Dieu,  les échanges sont riches et productifs la thématique iconographique est principalement le fond hérité des anciens mais s’enrichit constamment avec les canonisations des nouveaux martyrs russes et la redécouverte des saints locaux de France et plus largement du monde occidental chrétien. Cela est d’autant plus important que nous vénérons   la mémoire des Saints qui nous sont communs jusqu’an schisme de 1054. Depuis l’Eglise catholique a canonisé des Saintes qui sont évidemment dignes d’être représentez  en icône dans le cadre de la vénération catholique exclusivement.
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La réalisation d’une icône relève d’un processus technique complexe. Dans quelle mesure les matériaux contemporains (dont synthétiques) peuvent être utilisés ?

L’iconographie traditionnelle use scrupuleusement des méthodes ancestrales : pour une raison simple: ces méthodes ont fanent  leurs preuves!  L’usage de produits contemporains est tentant seulement pour les paresseux.
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Les icones anciennes ont été souvent repeintes. Comment faire pour retrouver l’original?

Le progrès des techniques de restauration perme de séparer les couches de repeints successifs sans les détruire (institut de restauration  N.Grabar, élaboration sous la direction de V.N.Ovtchinikov). Bien entendu, il se peut que la couche d’origine soit très détériorée l’analyse en laboratoire permet de déterminer la pertinence de ce type d’intervention.
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Actuellement, les biens de l’Eglise orthodoxe en Russie sont progressivement restitues par l’Etat. Un problème aigu se pose pour les icônes anciennes conservées dans les musées, qui demandent des conditions de préservations particulières. Que pensez-vous de cette situation?

L’Icône  est avant tout un objet de vénération et de  prière dans l’église. Dans ce cas elle est vivante et apporte de l’aide le musée n’est pas sa place. Voyez avec quelle sagesse la Galerie Trétiakov a disposée dans une chapelle annexe au musée la célèbre icône de la Vierge de Vladimir la brule une veilleuse, des cierges sont allumés par les fidèles accidents librement dans ce lieu ou l’icône revit.
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Que pensez-vous de l’organisation d’exposition d’icônes contemporaines?  

En fait, l’icône n’est pas un objet d’exposition. Ce pendant une exposition permet à un plus large public de faire connaissance d’un art sacré vivant. Donc c’est justifié.

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Artiste Aleksandr Fayvisovich, (New York)

Je m’intéresse vraiment à l’homme dans l’espace de sa journée, seul espace qu’il peut contrôler. Là où se déroule toute notre vie seconde après seconde. On a l’habitude de percevoir le moment, l’instant comme le fragment d’un évènement, comme un épisode. C’est faux. Dans l’art figuratif l’instant que la plastique exprime par un geste est l’évènement même. Comprendre le geste comme la phase centrale accentuée du mouvement de la figure entière et non comme d’une partie du corps permet une déduction inattendue: Tout mouvement arythmique est geste car chaque mouvement arythmique transporte la pensée.
La construction du mouvement dans l’espace 2D d’une toile transmet en premier lieu la signification de ce mouvement. En cas de réussite, une composante-clé d’une œuvre d’art apparaît: l’image artistique. J’aime la thèse de G. Gadamer qui dit: “La création artistique met en lumière la vérité du substantiel”. La vérité que le peintre perçoit avec son intuition est apportée au public sous la seule forme de l’image. Le phénomène de l’image artistique est le phénomène de la découverte d’une vérité nouvelle.

Aleksandr Fajvisovich pour les lecteurs de ”Russian Art & Paris”

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Artiste Yuri Larin, (Moscou)

Né à Moscou en 1936, Yuri Larin est le fils de Nikolaï Boukharine et de Anna Larina. Après l’exécution de son père et l’arrestation de sa mère, il a grandi dans un foyer pour enfants près de Stalingrad. En 1958 il termine  l’école d’ingénieurs de l’amélioration des sols de Novotcherkassk. En 1960 il déménage à Moscou et  s’inscrit aux cours par correspondance de l’université populaire des Beaux-arts. En 1970 il termine la Haute Ecole des Arts Industriels Stroganov. Il enseigne à l’école régionale des beaux-arts “Mémorial de 1905” de Moscou entre 1970 et 1986. Il devient membre de l’Union des Artistes d’URSS en 1977. Depuis 1970 Larin participe régulièrement à des expositions en Russie et à l’étranger. On dénombre une douzaine d’expositions personnelles de Y. Larin à travers la Russie et l’Europe. Ses œuvres sont conservées au musée Trétiakov, au Musée d’Etat Russe, au musée d’état des arts populaires d’Orient, au musée d’histoire de l’architecture et des arts “la Nouvelle Jérusalem”, au musée national de la littérature, au musée d’état V. Sidur, au musée et centre communautaire A. Sakharov, dans la collection du magazine ” notre héritage”, dans la collection de la fondation H. Boell (Allemagne) ainsi que dans des collections privées en Russie, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et en France.

Yuri Larin pour les lecteurs de ”Russian Art & Paris”

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“Russian Art & Paris” Art Show. Été’12

Avec l’ouverture d’une nouvelle rubrique “Art Show”, le magazine propose au lecteur des artistes dont la spécificité, hormis le talent et la compétence sera une personnalité vive. Des artistes qui possèdent un style personnel reconnaissable ainsi qu’une vision propre. L’œuvre de ces maîtres: Z. Akhmedov, K. Lavrova, et S. Trubin est principalement concentrée à l’intérieur des frontières de l’art figuratif. Ce genre qui propose  des contraintes au plus haut niveau devient pour ainsi dire l’étalon de la maturité artistique dans le monde de l’art contemporain. Les artistes dont le magazine vous propose les créations correspondent pleinement à ces critères élevés.

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SCULPTEUR ZAKIR AHMEDOV,  (BAKOU)

Parmis la variété des styles et des tendances qui se pressent dans l’espace de la sculpture contemporaine, le choix pour un être créatif est étonnamment restreint. Soit on s’intègre ans le flux des tendances à la mode qui attirent aujourd’hui l’attention du public en prdant inévitablement sa propre personnalité, soit on essaye de chanter sa propre mélodie avec le risque de rester incompris. C’est un choix qui a toujours existé mais à notre époque l’artiste qui respecte sa liberté artistique a plus de chances de la conserver. Le sculpteur Zakir Akhmedov est l’un de ceux qui ont fait leur choix, un choix naturel pour quelqu’un qui a quelque chose à dire.

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ARTISTE KSENIA LAVROVA,  (SAINT-PÉTERSBOURG)

Ksenia Lavrova est à ce jour l’une des peintres-graveurs les plus intéressantes de Saint Pétersbourg. C’est une artiste douée d’un grand talent et d’une personnalité brillante. Son style propre, sa marque artistique unique  sont des traits qui ont en tout temps été très appréciés et qui acquièrent un caractère critique. Pas de style propre, pas d’artiste. Dans les peintures graphiques de la série ” personnages historiques” le problème du style n’est pas théorique. Que voyons-nous? Une affiche, une illustration ou un bon dessin de chevalet? Où se trouve l’origine de ce graphisme? Dans les traditions de l’art moderne ou dans l’omnipotence syntétique du Pop-Art? Dans quelle langue nous parle le peintre? La dernière question est peut-être la plus importante.

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ARTISTE SERGEI TRUBIN,   (ARHANGELSK)

Les eaux-fortes de Sergueï Trubin sont un phénomène complexe.
La technique de la gravure est considérée à juste titre l’une des plus difficiles de l’art pictural. Celui qui a eu l’occasion de rester en tête-à-tête avec la feuille de métal connaît la sensation de crainte face à la surface noire apprêtée. La gravure ne supporte pas les amateurs. Il faut consacrer toute une vie à cette technique pour obtenir un résultat convaincant.

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Artiste Anastasia Vostrezova, (Saint Petersbourg)

Je perçois la peinture comme l’art de la représentation du monde dans toute sa beauté que ce soit une personne, un paysage ou une fleur. Chaque chose a ses couleurs propres, son humeur, son âme. Dans le monde physique, le divin se manifeste dans la beauté par l’intermédiaire de la perfection des formes. La beauté se révèle et exprime l’éternité. J’essaie dans ma peinture de suivre cet ordre en aspirant à réveiller dans l’âme du public un monde de pensées, d’émotions heureuses ou tristes, toujours poétiques et sublimées. Je parle souvent avec des artistes, avec le monde de la danse et je trouve une résonance intime dans les paroles de la grande ballerine russe Anna Pavlova qui s’adressent aux danseurs autant qu’aux artistes et même à tout le monde: “Dansons encore plus pour acquérir encore plus de beauté dans la danse ainsi que dans la vie. Qu’il danse ou qu’il fasse autre chose, l’artiste véritable aspire toujours à la beauté. Alors devenons le monde des artistes véritables comme nous devenons le monde des danseurs car ainsi nous approchons lentement du bonheur et de la perfection en remplaçant la laideur par la beauté dans les représentations visibles comme dans les domaines intangibles…”

Anastasia Vostrezova pour les lecteurs de ”Russian Art & Paris”

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Elle est diplômée de l’Art Collège en 2000 et poursuit ses études d’art à Saint-Pétersbourg. En 2008 Anastasia est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg . Elle travaille aussi bien le portrait que la nature morte, le paysage et les compositions figuratives. Les scènes représentant la vie russe, le théâtre, les portraits ainsi que les thèmes espagnols tiennent une place privilégiée dans l’oeuvre d’Anastasia car c’est à travers eux qu’elle tente de refléter l’humeur et les émotions intimes des êtres humains. Pour cela, elle utilise essentiellement la peinture à l’huile et le pastel.
Anastasia participe régulièrement a différentes expositions d’art à Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg et d’autres villes de la Fédération de Russie et elle expose aussi en Italie et aux Etats-Unis. Ses oeuvres sont vendues à des collectionneurs privés en Grèce, aux Pays-Bas, en Inde, et sont présentes dans le musée de l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, qui est la plus grande et prestigieuse Ecole d’art de la Russie.
Du 22 au 27 novembre 2011, Anastasia a exposée au Salon des Artistes Français et Etrangers au Grand Palais à Paris et  reçu une Médaille de bronze .

Note de l’éditeur: Trois mois sur le web.

Chers lecteurs de “Russian Art & Paris“. 

Durant les trois premiers mois d’existence de notre magazine, des amateurs de peinture d’art des quatre coins du monde en ont visité les pages virtuelles. Bienvenue à chacun de vous!

Chaque jours le courrier que vous nous envoyez est lu avec une grande attention. Certaines de vos demandes sont réalisées rapidement comme celle de monsieur Heimann de Vienne: “Please put me on your mailing list now. Thank you, Peter Heimann – Vienna, Austria“. Cher monsieur Heimann votre nom et votre adresse sont dorénavant et à jamais inscrits sur la première ligne de notre mailing.

Dans la majorité des cas vos propositions  de publications demandent une réflexion beaucoup plus approfondie. S’il vous plaît, soyez patients. Soyez assurés que chaque lettre est étudiée avec attention.

Aujourd’hui nous sommes particulièrement reconnaissants à l’égard de nos auteurs, artistes et critiques qui ont participé à la création ce magazine avec à l’origine un bureau de rédaction vierge. Leurs visages et leurs biographies de créations restent par tradition « derrière la caméra » mais leur présence dans le monde de l’art reste aussi importante que celle des artistes-peintres eux-mêmes. Nos hôtes ont besoin des uns et des autres.

Notre magazine n’en est qu’à ses débuts, certaines parties ne sont pas encore développées, certaines rubriques ne sont pas ouvertes mais aujourd’hui nous avons l’essentiel, c’est vous, nos lecteurs ! Pour découvrir votre profil et votre situation géographique, nous vous proposons de consulter nos statistiques de visites accessibles dès à présent.

Artiste Andrei Shustov, (Naberezhnye Chelny)

Une ligne fine, à peine perceptible qui au début se déplace timidement sur la toile puis s’installe, se précise. Puis elle s’étire, se renforce, gagne en couleur, s’accroche au châssis pour se transformer en horizon. L’horizon dur et précis par sa ligne est l’un des personnages principaux de mes tableaux.
L’horizon de la table, l’horizon d’une pièce, l’horizon d’un paysage, très bas, très haut, définit les limites de l’action de mes personnages en leur cédant parfois des petites plages de liberté ou en les envoyant généreusement dans un infini désertique.
L’horizon qui découpe un espace plat tend par mimétisme vers le bord de la toile peinte derrière laquelle il est impossible de regarder et qu’on n’a plus la force de déplacer. L’horizon qui se réserve le droit de disparaître de la toile, d’observer de l’extérieur avec condescendance le mouvement statique des taches du tableau, obligeant à croire à sa légitimité et même à l’invincibilité de l’auteur.
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Andrei Shustov, artiste-peintre
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“…le regard sur les objets, comme sur une source d’information sur l’harmonie des couleurs et sur les conflits des formes, sur le sens et la destinée du monde matériel. C’est la “nature-morte” d’Andrei Shustov qui réunit habillement dans un récit court et pertinent ce message. Le récit fluide sur la forme, mais intense et colorié émotionnellement”.
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Catherine Costes,   chroniqueur magazine “LUXE IMMO”.
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Diplômé avec mention de la faculté des arts graphiques de l’institut pédagogique d’Etat de Elabuga en 1989. Ses multiples rencontres avec l’artiste peintre Iouri Larine (Larine Iouri Nikolaevitch, né en 1936 à Moscou) eurent un impact significatif sur la peinture de Andreï Shustov en lui apportant une nouvelle compréhension et une nouvelle approche  de la peinture.
 

Artiste Guivi Siproshvili, (Ryazan)

Quand j’étais étudiant, je me souviens que je ne réussissais pas à dessiner la forme de mon modèle. Je gommais jusqu’à faire des trous dans mon papier sans jamais obtenir un dessin dans son intégralité, les détails trop visibles ressortant en avant.
Bientôt arriva un professeur de dessin, le jeune peintre Levan Tsukiridze qui, voyant mon martyre, éclata de rire, s’approcha de moi et termina mon dessin en deux coups de crayon. Je le regardais étonné et m’écriais: ” Mais c’est donc aussi simple? Il suffit juste de deux minutes?”
Des années plus tard, avec toute l’expérience accumulée, je me souviens en souriant de cette naïve conclusion: “Comme c’est simple!”

Guivi Siproshvili, artiste-peintre

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« J’ai toujours voulu monter le caractère et l’état de  l’âme. »

Interview de l’artiste-peintre Givi Siproshvili au journal Russian Art & Paris.

RA&P:   – Givi Iraklievich, 20-ieme siècle, c’est déjà de l’histoire. Qu’est-ce il vous a rappelé ?

Guivi Siproshvili:   – Quand je regarde en arrière, il me semble que le pire évènement qui s’est produit c’est la chute de l’Union Soviétique. Les Etats ont obtenu leur indépendance et les gens leur liberté. Et avec la liberté on a obtenu le droit de circuler à travers le monde et d’avoir la joie d’exister pour soi. Voilà qui est formidable.

RA&P:   – Est-ce que les artistes du 20-ieme siècle ont de l’influence sur le développement de l’art?

Guivi Siproshvili:   – A mon avis, ce n’est pas seulement les maitres anciens qui ont de l’influence sur la formation des contemporains, des artistes comme Picasso, Dali, Malevitch, Kandinsky, Chagall resteront nécessaires même dans le futur. Je pense que beaucoup de peintres russes remarquables actuels prendre vite une place prépondérante dans l’arène mondiale.

RA&P:   – Vous avez créé des visages remarquables et dont on se souvient. Peut-on considérer votre œuvre comme le prolongement de la tradition de Bosch et de Breughel ?

Guivi Siproshvili:   – A dire vrai, j’ai toujours voulu montrer dans mes travaux le caractère et l’état de l’âme humaine, certainement on voit à travers cela l’influence des maitres anciens dans mon œuvre. Beaucoup de mes personnages sont imaginés  mais ils découlent d’esquisses prises sur le vif au quotidien.

RA&P:   – Vous avez produit beaucoup de portraits, que voulez-vous exprimer ?

Guivi Siproshvili:   – La plus grande satisfaction, je l’ai tirée du portrait «d’Einstein ». Il me semble que dans cette œuvre j’ai pu rendre la tension vers un but, l’énergie et la liberté des pensées du savant, qui lui ont permis de réaliser tant de découvertes. A mon avis, de mes derniers portraits l’œuvre qui appelle un intérêt particulière est « Le nouveau voisin », dans laquelle, plus que tout, se dégagent le caractère du personnage et ses attitudes entre deux voisins. De même,  je rêve de faire le portrait de la grande chanteuse géorgienne Nani Bregvadzé, mais pour l’instant mon rêve reste un rêve.

RA&P:   – Est-ce que vous avez eu, dans votre longue vie créative des échecs et par contre lesquelles de vos œuvres considérez-vous comme significatives ?

Guivi Siproshvili:   – J’ai eu, dans la vie, des hauts et des bas. Un des bas s’est produit, quand on a volé la plupart de mes œuvres achevées, environ soixante dix, prêtes à être exposées. Ma dépression a duré environ dix ans, mes pinceaux se sont bien reposés. Mais ensuite, peu à peu tout est rentré dans l’ordre. Je considère que la plus intéressante de mes œuvres, c’est le tableau «La trinité ».

RA&P:   – Sur vos toiles il y a beaucoup de visages de femmes. Quelles femmes vous attirent le plus ?

Guivi Siproshvili:   – Toutes les femmes me plaisent, sans exception. Chaque femme a son charme.

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Biographie de Guivi Siproshvili.

Le peintre graphiste Givi Siproshvili Iraklievich est né en 1940 en Géorgie. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Tbilissi en section peinture en 1971. Ses professeurs étaient des artistes de renom tels que Cornelia Sanadze, Koki Makharadzé, Lapiashvili et Utsha Japaridze. Membre de l’Union des Artistes de l’Union Soviétique et de Géorgie depuis 1974. Membre de la Fédération Internationale des Artistes (UNESCO) depuis 2000.
Il a reçu le prix “Talent et Vocation” de l’ alliance internationale “Peacemaker” dans le domaine de la culture et des l’arts en 2009. En 2009 il devient citoyen d’honneur de la ville de Forte dei Marmi en Italie, où il a représenté la Russie dans le cadre du festival d’Art et de cinéma russe “MAESTRO” et est décoré par le maire de la ville.
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Artiste Rinat Sharafutdinov, (Magnitogorsk)

Rinat Sharafutdinov est né en 1959 à Magnitigorsk. Il fit ses études dans une école d’art de Sverdlovsk (1975-1979). En 1987 il reçoit le diplôme de l’Ecole Supérieure d’Art Industriel de Moscou (ex Stroganov) en section peinture monumentale et décorative dans l’atelier du professeur A. Orlovsky. Il fut l’élève du chargé de cours F. Voloshko et du professeur S. Gordyn. En 1993 Il rejoint l’Union des Artistes de Russie en section Art Monumental. L’artiste peintre Rinat Sharafutdinov travaille dans le domaine de l’art monumental, sur chevalet, est graphiste et dessinateur. Il expose tant au niveau régional que national. 
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L’atelier de l’artiste-peintre Rinat Sharafutdinov se situe au cœur de la ville de Magnitogorsk. Clair et chaleureux, il fleure bon la peinture. Des livres de ses artistes préférés occupent les étagères. Les toiles sont entreposées avec soin sur la mezzanine. L’endroit prédispose à un labeur rempli de réflexion et de sérieux qui ne tolère ni agitation ni désordre intérieur ou apparent.
    C’est précisément là, dans une petite ville industrielle de l’Oural, à la frontière de l’Asie et de l’Europe, loin des regards indiscrets, dans le silence que naît la peinture de Rinat Sharafutdinov. Federico Fellini a exprimé une idée remarquable: “Les vrais génies sont issus de la province dans la mesure où l’insuffisance des impressions pendant l’enfance pousse les hommes motivés à la compenser par leur imagination et l’avidité de leur perception acquière des proportions démesurées”
    J’espère que les visiteurs du site “Russian Art & Paris” auront plaisir à faire connaissance avec un artiste du fin fond de la Russie et qu’il apportera à leur vie de nouvelles émotions, de nouvelles perceptions des couleurs dans le monde qui les entoure. Les moyens technologiques d’information actuels nous permettent d’élargir les horizons de l’espace artistique dans lequel les terrains des différentes cultures, civilisations et religions constituent une unité pour l’humanité. Cet espace permet à chaque artiste talentueux d’insuffler dans des traditions ancestrales une nouvelle vie, une nouvelle forme qui correspond à son “moi” profond tout en enrichissant ses capacités artistiques. Tel est l’artiste-peintre Rinat Sharamatdinov doté d’un style très personnel inimitable.
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Marina Abramova,
Conservateur en chef de la Galerie d’art de Magnitogorsk,critique d’art,
membre de l’Union des Artistes de la Fédération de Russie.